Le cow-boy, un imaginaire sauvage
Chapeau vissé sur la tête, bottes poussiéreuses, chemise ajustée, le cow-boy avance lentement, comme s’il n’était jamais pressé par le monde moderne. Il suffit souvent de cette silhouette pour provoquer, un frisson particulier. Pas un simple fantasme, plutôt une fascination durable, enracinée dans l’histoire, les images et le désir d’un ailleurs plus brut. Le cow-boy est d’abord un mythe. Il naît dans les plaines américaines, mais vit surtout dans le cinéma, la photographie, les romans et la pop culture. Solitaire, libre, taciturne, il parle peu et agit beaucoup. Cette économie de mots, ce corps qui raconte à la place du langage, touche un imaginaire gay longtemps nourri de silences, de non-dits et de regards obliques. Le cow-boy devient alors une figure de projection. Il incarne ce qui n’a pas toujours pu être dit. Le cow-boy dans la culture gay Il y a aussi la question de la masculinité. Le cow-boy représente une virilité codée, presque caricaturale, mais paradoxalement poreuse. Larg...