Sous le bras, la liberté
Il y a des territoires du corps que l’on traverse sans s’y arrêter, comme des gares secondaires. Et puis il y a ceux que certains regards savent transformer en destination finale. L’aisselle masculine fait partie de ces zones longtemps négligées, puis soudain révélées. Discrète mais éloquente, elle raconte bien plus qu’on ne l’imagine. Entre le torse et le bras, l’aisselle est un pli. Un endroit où le corps se détend, où la posture se relâche, où la virilité cesse de poser pour devenir vivante. Ce n’est pas un hasard si tant de regards gays s’y attardent. Elle n’est ni un muscle démonstratif ni un symbole imposé. Elle est intime, offerte seulement quand le bras se lève, quand le geste est naturel, quand le corps cesse de se protéger. Poils, peau et présence Qu’elle soit lisse, légèrement ombrée ou fièrement fournie, l’aisselle parle un langage immédiat. Les poils y dessinent une géographie personnelle, parfois indisciplinée, parfois soigneusement entretenue. Ils évoquent l’âge, la géné...