I'm coming out
Faire son coming out, ce n’est pas prononcer une phrase magique qui arrangerait tout.
Ce n’est pas un interrupteur que l’on bascule du silence à la lumière.
C’est plutôt une traversée, parfois lente, parfois brutale, toujours intime.
Avant de parler aux autres, on se parle à soi-même.
On empile des mots dans sa tête, on les répète sous la douche, dans le noir, au plafond.
On négocie, on repousse, on se promet « plus tard ».
On apprend à se regarder sans détour, ce qui est souvent l’étape la plus courageuse.
Le coming out n’arrive jamais dans le vide.
Il s’inscrit dans une histoire familiale, sociale, culturelle.
Il porte le poids des regards imaginés, des silences passés, des blagues entendues trop tôt.
Parfois, il porte aussi l’espoir immense d’enfin respirer à plein poumons.
Parfois c’est vrai.
Parfois non.
Et entre les deux, il y a toute une palette de réactions ambiguës, maladroites, aimantes mais tremblantes.
Faire son coming out, ce n’est pas seulement dire qui l’on aime.
C’est réclamer le droit d’exister sans se corriger en permanence.
C’est refuser de mentir par omission.
C’est poser son sac après un long voyage et dire : voilà, c’est moi.
Il n’y a pas de bon moment universel.
Il n’y a pas d’obligation morale à se dévoiler.
Certains le font tôt, d’autres tard, certains jamais.
Chaque trajectoire est légitime, parce que chaque sécurité est différente.
Ce que l’on oublie souvent, c’est que le coming out ne se fait pas une fois.
Il se répète.
Au travail, chez le médecin, face à de nouveaux amis.
À chaque fois, une micro-décision, un léger vertige.
Mais à mesure que les mots sortent, quelque chose change.
La peur ne disparaît pas toujours, mais elle cesse de diriger la danse.
On gagne en justesse.
On gagne en espace intérieur.
Le coming out n’est pas une fin heureuse garantie.
C’est un acte de vérité.
Et la vérité, même quand elle fait mal, a cette force étrange de remettre les choses à leur place.
Pour beaucoup d’entre nous, dire « je suis gay » n’est pas une revendication tapageuse.
C’est une phrase simple, nue, essentielle.
Une phrase qui dit : je mérite d’être aimé sans condition.
Par les autres, peut-être.
Mais surtout par moi-même.
Je vous invite maintenant à écouter et pourquoi pas à danser sur cette chanson rythmée sur fond de musique techno qui symbolise ce combat à soi-même que chacun doit mener s'il veut vivre pleinement son homosexualité.
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Bon week-end à tous 🏳️🌈










Merçi pour ses belles images qui représentent le comming out.
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