Juste Gay : stop à la dilution, le combat gay mérite mieux qu'un sigle à rallonge

LGBTQIA+. Sept lettres, un symbole, et de moins en moins de sens. À force de vouloir tout englober, ce sigle a fini par ne plus représenter grand monde correctement — et une partie de la communauté gay commence à le dire tout haut, sans détour.


Un combat clair, récupéré et noyé

Le mouvement gay et lesbien n'est pas né d'une envie de représenter toutes les identités possibles et imaginables. Il est né d'un combat précis, concret, vécu dans sa chair : celui de pouvoir aimer une personne du même sexe sans se cacher, sans se faire arrêter, sans se faire tabasser, sans perdre son travail. Un combat pour l'orientation sexuelle. Point.


Ce combat-là, il a été gagné à la sueur et parfois au sang de générations entières. Et aujourd'hui, il se retrouve dilué dans un sigle fourre-tout où l'on additionne des réalités qui n'ont plus grand-chose en commun. Orientation sexuelle, identité de genre, questionnement, asexualité, et un "+" qui ouvre la porte à peu près à tout : le sigle s'allonge, mais la clarté, elle, disparaît.


Le T, oui. Le reste, on repassera

Beaucoup de gays et de lesbiennes n'ont aucun problème avec le T. Les luttes trans et les luttes gays ont une histoire commune, des adversaires communs, et une solidarité qui a du sens depuis Stonewall. Ça, c'est un fait historique, pas une opinion.


Mais le Q, le I, le A et le "+" ? Là, beaucoup ne se retrouvent tout simplement plus. Pas par mépris. Par lucidité. À quel moment l'orientation sexuelle — aimer quelqu'un du même sexe — est-elle devenue l'annexe d'un vaste projet identitaire qui traite de tout sauf de ça ? Le sigle a grossi plus vite que le consensus qui devait le porter, et personne n'a demandé son avis à la base.


Ce n'est pas un fantasme isolé. Au Royaume-Uni, la LGB Alliance a été fondée en 2019 précisément pour ça : remettre l'orientation sexuelle au centre, sans les ajouts qui, selon eux, brouillent le message et détournent l'attention des vrais enjeux — l'égalité, la visibilité, la sécurité des personnes qui aiment le même sexe qu'elles. Ce mouvement dérange, il fait débat, y compris violemment. Mais il existe, et il grandit, précisément parce qu'il touche un vrai malaise.


La fatigue d'un vocabulaire qui exclut ceux qu'il prétend inclure

Il y a quelque chose d'ironique à voir un mouvement censé être inclusif finir par exclure, dans les faits, ceux qui ne se reconnaissent pas dans chaque lettre du sigle. On somme les gays de porter, de représenter, de défendre des causes qu'ils n'ont pas choisies et qu'ils ne comprennent pas toujours. On leur reproche presque de ne pas s'enthousiasmer pour chaque nouvel ajout au drapeau. Résultat : certains se taisent, d'autres s'éloignent, écœurés d'un débat identitaire permanent qui n'était pas le leur au départ.


Dire "je suis juste gay" aujourd'hui, ce n'est pas un repli frileux. C'est un acte de clarté dans un océan de confusion volontairement entretenue. C'est refuser qu'on parle en son nom sans lui avoir demandé son avis.


Ce que les photos et la chanson racontent, elles

Loin des débats de sigles et des combats d'appareil, il y a une réalité simple : deux hommes qui s'aiment. Un regard, une main qui se pose, un baiser sans besoin de justification théorique. C'est cette simplicité-là — belle, brute, évidente — que les photos de cet article veulent montrer. Pas un manifeste. Juste de l'amour, tel qu'il est.


1



2



3



4



5



6



7



8



9



10



Juste Gay met cette évidence en musique : une fierté qui n'a pas besoin d'un alphabet entier pour exister, ni de s'excuser de préférer la clarté à la confusion.


Écoutez "Juste Gay", disponible dès maintenant.




A vos commentaires !

J'attends vos commentaires sur cet article. 

Bien évidemment, vous pouvez comme d'habitude me donner les numéros des photos que vous appréciez tout particulièrement mais j'attends aujourd'hui un peu plus de vous. Cet article et le message qu'il contient mérite que l'on s'y attarde et que vous partagiez maintenant vos impressions. 

Êtes-vous d'accord aujourd'hui, pour dire que les gays n'ont plus vraiment leur place dans les Prides et qu'ils ne se sentent plus représentés ni défendus par les associations LGBTQIA+ diverses ou au contraire vous sentez vous plus que jamais appartenir à une plus grande famille et à une communauté élargie et représentative de pluralités et de diversités.


Commentaires

Autres plaisirs masculins à découvrir...

A trois, c'est pas mal non plus 😍

10 BG pour le plaisir des yeux

Quand les agriculteurs sortent les muscles

Homme célibataire cherche homme à aimer 💘

Quel slip êtes vous ?

Des barbus, toujours des barbus !

Hairy man for ever

Faites entretenir votre tuyauterie !

Le rêve américain

20 Beaux Hommes Poilus