Chambre 214, une histoire palpitante !
La chambre 214 sentait le désinfectant citronné et le café tiède. Un parfum étrange, presque métallique, comme si l’hôpital essayait désespérément de convaincre les gens qu’ils n’étaient pas en train de tomber en morceaux. Paul détestait cet endroit. Le moniteur cardiaque clignotait avec une régularité agaçante. Bip. Bip. Bip. Une petite boîte lumineuse qui semblait prendre un malin plaisir à rappeler que son cœur était devenu un animal nerveux, imprévisible. Depuis des semaines, il enchaînait les examens pour comprendre ces palpitations qui lui coupaient le souffle au moindre effort. Et ce matin-là, il allait rencontrer un nouveau cardiologue. La porte s’ouvrit sans fracas. — Bonjour, monsieur Delcourt. La voix. Grave. Calme. Une voix capable de ralentir une tempête. Paul leva les yeux… et oublia immédiatement comment respirer correctement. Le docteur devait avoir une trentaine d’années. Grand, épaules larges sous la blouse blanche, barbe courte impeccablement taillée. Ses cheveux noi...